Antonio Pérez-Sánchez (Président de la Société Espagnole): Le centenaire de l’API à Madrid, au «Círculo de Bellas Artes» (p. 247)
Je voudrais remercier Luis Martín Cabré, Président de l’Association
Psychanalytique de Madrid, de son aimable invitation à cette table qu’il m’a
demandé de présider. En fait, nos Sociétés sont soeurs. Elles ont les mêmes
origines en cela qu’elles viennent de la même entité, la Société Lusitanienne-
Hispanique, acceptée comme Société composante au sein de l’Association
Psychanalytique Internationale en 1959, il y a donc plus de cinquante ans.
Trois ramifications se sont par la suite développées à Lisbonne, Madrid et
Barcelone: respectivement, la Société Psychanalytique Portugaise, l’Association
Psychanalytique de Madrid et la Société Espagnole de Psychanalyse, les
trois Sociétés de la péninsule ibérique. Je suis donc très heureux de prendre
part à la célébration du centenaire de l’API, alors que nous en sommes nousmêmes
au cinquantième anniversaire de nos origines.
D’après les communications qu’ils vont présenter, nos collègues
aborderont apparemment un vaste éventail de questions ayant trait à la
psychanalyse aujourd’hui: des origines de l’API (Luis Martín Cabré) à l’avenir
de notre discipline (Peter Wegner, Président de la FEP), en passant par la
fonction sociale de la psychanalyse (Stefano Bolognini, Société Psychanalytique
Italienne), son expansion (Jorge Canestri, Association Psychanalytique
Italienne), sans oublier un domaine particulier, celui de la place de la
psychanalyse à l’université (Claudio L. Eizirik, Société Psychanalytique de
Porto Alegre).
Mais nos collègues seront d’accord, me semble-t-il, pour considérer qu’un
autre sujet, lié à ceux évoqués précédemment, se révèle fondamental pour la
psychanalyse. Je veux parler de la consolidation de notre travail clinique,
indépendamment de l’orientation psychanalytique théorique, car la clinique - le
travail avec nos patients - est notre laboratoire, notre domaine d’investigation
qui nous permet à la fois d’approfondir et de développer notre discipline.
(Traduit de l’anglais par Anne-Lise Hacker, Paris)


